Qu’est devenue l’expédition de Monsieur de Lapérouse ?

Qu’est devenue l’expédition de Monsieur de Lapérouse ? :
Conférence de Pierre Sterlingot du Rotary Club  ‘Paris-Est’ faite le Mercredi 18 Juillet au Rotary Club ‘La Baule-Atlantique’

ps et ybYannick Boyer, Président du Rotary Club La Baule-Atlantique accueillant Pierre Sterlingot

« A-t-on des nouvelles de Monsieur de Lapérouse ? », aurait interrogé Louis XVI avant de monter sur l’échafaud.

LE MONDE | 18.03.2005 à 19h18 • Mis à jour le 19.03.2005 à 15h45 |

Par Claudine Wéry – Nouméa (Nouvelle-Calédonie) de notre correspondante

 » A-t-on des nouvelles de Monsieur de Lapérouse ? « , aurait interrogé Louis XVI avant de monter sur l’échafaud. Plus de deux siècles après, une bande de copains de Nouvelle-Calédonie, férus d’histoire et de plongée sous-marine, tentent de lui répondre. La clé du  » Mystère Lapérouse « , l’une des plus grandes énigmes de l’histoire de la marine française, se trouve à Vanikoro, une minuscule île de l’archipel des Salomon, dans le Pacifique sud.

essaiPierre Sterlingot, un conférencier passionnant.

Louis_XVI_et_La_PérouseLouis XVI donnant ses instructions à La Pérouse

C’est là que gisent, depuis 1788, les deux épaves de l’expédition Lapérouse, celles de l’Astrolabe et de la Boussole. Mais comment ces frégates ont-elles fait naufrage ? Qu’est devenu Lapérouse ? Y a-t-il eu des survivants ? Ont-ils quitté Vanikoro ? Mystère…

Le comte Jean-François de Galaup de Lapérouse, capitaine de vaisseau brillant et expérimenté, quitte Brest le 1er août 1785 à la tête d’une des plus grandes expéditions autour du monde de son temps. Il emmène avec lui quelque 220 hommes parmi lesquels des botanistes, des médecins, des naturalistes, un chirurgien… toute la fine fleur des milieux scientifiques.

255px-Plaque_Lapérouse_(Brest)Plaque commémorative à Brest

En ce siècle des Lumières, l’Angleterre et la France se livrent une âpre concurrence sur les mers du monde, et Louis XVI prépare lui-même cette expédition destinée à cartographier ce qui a  » échappé à l’œil  » du Britannique James Cook. Cette quête du savoir sur les mers du globe doit durer quatre ans et couvrir 150 000 kilomètres.

Mais le 15 mars 1788, après deux ans et demi d’une incroyable odyssée, Lapérouse lève l’ancre de Botany Bay, non loin de l’actuelle Sydney en Australie, et fait parvenir son dernier message au maréchal de Castries, ministre de la marine. L’explorateur met le cap à l’est, en direction de Tonga et de la Nouvelle-Calédonie, et disparaît à jamais.

Quarante ans plus tard, en 1827, un capitaine irlandais, Peter Dillon, localise une des épaves sur le récif de Vanikoro, au nord-est de l’Australie. La seconde ne sera découverte qu’au début des années 1960, à moins d’un mille de la première.

Depuis 1981, l’association Salomon, fondée par Alain Conan, chef d’entreprise de Nouméa à la fibre aventurière, a repris l’enquête pour tenter d’élucider les circonstances dans lesquelles Lapérouse et les siens ont disparu. Ils ne sont à l’origine qu’une douzaine,  » unis par l’amitié et la passion pour l’explorateur « , comme le raconte Henri Goiran, ancien plongeur de Cousteau et fidèle de l’association.

 » C’était très amateur à l’époque. Je crois que, pour la première campagne, ils n’étaient même pas sûrs de trouver les épaves, mais les habitants de Vanikoro les ont vite orientés « , confie Pierre Larue, photographe de l’association depuis 1986. Avec les voiliers des uns et des autres, nos hommes, tous plongeurs, mettent le cap sur les Salomon et entament leurs investigations sous-marines.

La pêche est miraculeuse. Dès les premières campagnes, des milliers de pièces vaisselle, verroterie, couverts en argent, montre, sculptures ­ sont remontées du fond de l’océan.

Craignant d’être considérés comme des pilleurs d’épaves, les membres de l’équipe s’adjoignent, à partir de 1986, des archéologues, qui apportent une caution scientifique et historique aux travaux. Restaurées, traitées et authentifiées, les pièces remontées sont exposées au Musée Lapérouse d’Albi et au Musée d’histoire maritime de Nouvelle-Calédonie.

La_Pérouse_la_Boussole_l'Astrolabe.svg Trajet emprunté par l’expédition de La Pérouse jusqu’à Botany Bay.

A terre, lors de la cinquième campagne en 1999, les recherches prennent un tour inespéré avec la découverte d’un  » camp des Français « . Une archéologue du département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines du ministère de la culture et un autre de l’Institut de recherche pour le développement de Nouméa sont sur place.  » On a retrouvé des pierres à fusil, des balles de mousquets écrasées, des clous, des boutons d’uniformes, un pied du roi -instrument de mesure- et un canon de méridienne, sur quelques dizaines de mètres carrés « , raconte Alain Conan. Cette découverte, qui confirme la tradition orale des habitants de Vanikoro, atteste que des survivants ont mis pied à terre et qu’un bateau de secours a été construit.

 » L’INCONNU DE VANIKORO « 

En 2003, avec des moyens techniques d’investigation importants, une nouvelle campagne est organisée dans l’espoir de trouver des sépultures sur le camp des Français.

Contre toute attente, la récompense vient des entrailles d’une des épaves, encastrée dans une faille à l’extérieur du récif. Par 15 mètres de fond, un squelette, dans un état de conservation exceptionnel, est découvert, sous une épaisse couche de sédiments.  » D’un seul coup, au lieu de trouver une fourchette, on trouve un type. On se dit alors que cela fait plus de vingt ans qu’on vient là pour tous ces hommes disparus et que l’un d’eux est désormais sous nos yeux « , se souvient avec émotion Henri Goiran.

Les premières expertises révèlent que  » l’inconnu de Vanikoro  » est un homme de stature moyenne, âgé de 31 à 35 ans, et qu’il s’agit sans doute d’un officier ou d’un savant, compte tenu de l’état impeccable de sa denture. A Nouméa, lors d’une cérémonie en décembre 2003, la marine nationale rend  » les honneurs militaires à un de ses hommes, mort à Vanikoro il y a plus de deux cents ans, et qui symbolise tous les marins disparus « . Marc de Lapérouse, descendant de la sœur de l’explorateur, est venu de Londres se recueillir devant la dépouille d’un équipier de son illustre aïeul.

Actuellement, les ossements sont en cours d’expertise à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où ils livrent lentement leurs secrets. Le dessinateur Gaspard Duché de Vancy a un temps été le candidat le plus sérieux, mais tous les recoupements génétiques n’ont pas abouti, et d’autres pistes sont apparues. Grâce au moulage du crâne, un sculpteur en paléoanthropologie, Elizabeth Daynes, a réalisé une reconstitution saisissante du visage de  » l’inconnu de Vanikoro « . Pour Alain Conan, chef d’orchestre méticuleux de ce long voyage dans le temps, la joie est immense.

En métropole, Portés disparus, second film sur les fouilles de Vanikoro, réalisé par Yves Bourgeois, dont le frère est médecin en Nouvelle-Calédonie et membre de Salomon, rassemble près de 4,5 millions de téléspectateurs lors de sa diffusion dans l’émission  » Thalassa « , en juin 2004. L’affaire s’emballe et prend une dimension nationale, à mille lieues des toutes premières équipées d’Alain Conan et sa bande.

Une preuve ? Du 18 avril au 16 mai, une ultime campagne de fouilles mobilisera des moyens humains et matériels sans précédent. Placée sous le haut patronage de Jacques Chirac et soutenue par plusieurs ministères ­ défense, culture et recherche ­, l’expédition comptera plus de cent personnes.

Le  » Jacques-Cartier  » et la  » Boussole « 

Bâtiment de la marine nationale basé à Nouméa, le Jacques-Cartier servira de base vie et de plate-forme scientifique à la nouvelle campagne de fouilles, à laquelle participeront notamment une dizaine d’archéologues terrestres et sous-marins, un linguiste du CNRS, un géophysicien et un médecin légiste. Marc de Lapérouse et Alain Fleuriot de Langle, descendant de Paul-Antoine, commandant en second de l’expédition, seront aussi de la partie. Le principal objectif sera d’identifier formellement les sites des épaves, dont l’une est échouée sur un plateau corallien, en partie à l’intérieur du lagon, tandis que l’autre est encastrée dans une faille. Les efforts porteront sur la faille dont de nombreux indices portent à croire que c’est le lieu du naufrage de la Boussole, que commandait Lapérouse. Lors de la découverte du squelette en 2003, les plongeurs étaient arrivés aux portes des appartements de l’explorateur. Les clés du  » mystère Lapérouse  » sont peut-être cette fois à portée de main…

330px-Boussole_La_Perouse_John_PendrayLa Boussole en haute mer, vue par un artiste du XXe siècle.

Un gentilhomme navigateur

Lorsqu’il quitte Brest le 1er août 1785, à la tête des frégates la Boussole et l’Astrolabe, pour un voyage autour du monde commandité par Louis XVI, Jean-François de Galaup de Lapérouse, né à Albi en 1741, a déjà fait ses preuves sur les mers du globe : il a notamment défait les Anglais dans la baie d’Hudson lors de la guerre d’indépendance des Etats-Unis. Son nouveau périple le conduit d’abord au Brésil, au Chili, à l’île de Pâques, puis à Hawaï.

225px-Jean-François_de_Galaup_comte_de_La_PérouseLe comte Jean-François de Galaup de La Pérouse,

La reconnaissance des côtes de l’Alaska est marquée par la perte d’une vingtaine de marins. Après une étape en Californie, Lapérouse traverse le Pacifique et cabote sur les côtes asiatiques : Canton, Manille, Formose, la Corée, le Japon, puis le Kamtchatka. Il replonge vers le sud. Lors d’une escale à Samoa, douze de ses hommes sont tués dans une rixe avec les indigènes. Le 10 mars 1788, il quitte Botany Bay, en Australie, après avoir confié aux Anglais ses derniers documents de voyage. L’attente de ses nouvelles commence à Versailles. La Révolution survient. L’expédition est déclarée officiellement perdue en 1791.

 

 

Conférence de Madame la Préfète Yvette Mathieu

Rotary Club La Baule Atlantique le Mercredi 27 Juin 2018 : Conférence de  Madame la Préfète Yvette Mathieu,  « Conseillère outre-mer auprès du Défenseur des droits »

une-decision-brutale-mais-qui-fait-partie-des-regles-lorsque-l-on-epouse-le-corps-prefectoral-commentait-hier-yvette-mathieu-apres-la-decision-du-conseil-des-ministres-1508313090Yvette Mathieu

UN REGARD SUR LES CRISES SOCIALES A MAYOTTE ET EN GUYANE

1    Le contexte ouvrez « outre-mer ».
1.1 Pourquoi parle-t-on de singularités des outre-mer ?
1.2 Quelles intérêts porte-t-on pour les outre-mer ?
2    Des territoires en crise.
2.1 Quatre facteurs déclenchant pour la Guyane et Mayotte.
2.2 Des éléments androgènes aggravant.

Conférence Yvette Mathieu 8

Le public attentif

MAYOTTE : l’île au parfum, l’hippocampe, I ‘ile aux tortues, Maoré en shirnaoré
1 D’où vient ce dernier département français.
2 Les conflits démarrent avec la scission de l’archipel des Comores.
3 Les causes de la crise de 2017 et 2018.
  1. l’immigration en expansion.
  2. L’impact des délits politiques de régulation des flux migratoires.
  3. Un point de ruptures et un climat anxiogène.
  4. Comprendre le ressort des crises.
  1. Un département sous doté.
  2. Une départementalisation insuffisamment préparée.
  3. Une immigration invasive.
  4. Une montée de la délinquance.
  5. Des accès aux droits perturbés (éducation, santé, logement).
  6. La pénurie des emplois.
  7. Une violence sociale visible.Des coopérations interrégionales à parfaire.

    MayotteLes Comores et Mayotte

5 Les manifestations des crises.
6 Les avis sur le sujet.
  1. Une situation d’urgence pourtant connue.
  2. Un accident de l’histoire ?
  3. Une mutation trop rapide ?
7 | ce vers quoi aller ?

– LA MISE EN PLACE D’UN PLAN D’URGENCE POUR LA GUYANE

1 Un peu d’histoire : les opérations de peuplement de la Guyane.La GuyaneLa Guyane
2 D’une ouverture à l’altérité vers une relation aux autres d’ordre purement administratif et économique.
3 Identité et culture amérindienne.
  • Les derniers aux événements (Mars 2017).
  1. Les germes d’une crise.
  • L’immigration
  • Les défaillances du service public
  1. Un accord « pour la Guyane dekolé »

 

Pour la dernière réunion de cette année rotarienne, sous la présidence de Michel Renaudineau, cette conférence fut un succès.

La soirée se termina autours d’un apéritif très convivial.

Pour fêter l’arrivée de l’été et des beaux jours, les membres du Club et leurs invités étaient habillés en blanc.

Conférence Yvette Mathieu 12

 

Soirée de passation de pouvoirs

La soirée de passation de pouvoirs entre notre Président 2017/2018, Michel Renaudineau, et son successeur  pour la future année rotarienne, Yannick Boyer se déroula en présence de la majorité des membres du Club et de leurs conjoints le Mercredi 20 Juin dans une ambiance très conviviale.

IMGP0022

Après avoir pris l’apéritif sur la terrasse du siège de notre Club, profitant d’un soleil radieux, ce fut venu le temps de la cérémonie et c’est avec beaucoup d’émotion que nos deux Présidents s’exprimèrent.

IMGP0029 B
Extraits de l’Intervention de Michel Renaudineau :

 » Mes chers amis « 

 » Dans le respect de la procédure de notre Rotary, le temps est venu pour moi de confier la présidence de notre Club à mon successeur élu, Yannick Boyer, à qui j’adresse tous mes vœux pour cette nouvelle année rotarienne.

Je ne m’attarderai pas sur les annales de notre club, ni sur les arcanes de cette année 2017-2018, nous en connaissons l’histoire et son contenu.

Pour la confiance que vous m’avez donnée, pour l’aide précieuse que vous m’avez apportée, pour l’amitié que nous avons partagée, merci à toutes et à tous.

Cette présidence m’a permis d’appréhender notre Rotary. J’ai rencontré de grands Rotariens.

À Nicole, notre secrétaire, je voudrais exprimer mes remerciements pour l’excellence sérieux donnés à sa lourde tâche.

À Claude, notre protocole, je voudrais manifester ma reconnaissance pour avoir su donner à la fonction une élégance que je n’ai jamais rencontrée ailleurs.

À Georges, notre trésorier, j’adresse toute ma gratitude pour l’ensemble de son œuvre et tout particulièrement pour ses conseils avisés que je n’ai jamais hésité à lui emprunter.

À mes prédécesseurs, Jean-Marie et Christian, Je n’oublie pas qu’ils ont su, avant moi, labourer notre champ.

À toi, Jean-Pierre, mon ami, un grand merci d’abord pour la gestion remarquable apportée à la communication de notre club… Gestion remarquable enviée par nombre de Clubs français mais aussi étrangers, j’en suis le témoin.

Merci surtout Jean-Pierre pour tout ce que tu m’as donné, sans jamais ne me demandez rien en échange, seulement d’être un Rotarien.

Mes amis,

Je demeurerai toujours convaincu de l’influence, de la noblesse et de la générosité de notre Rotary, même si je sais bien qu’un jour il ne pourra pas faire l’économie d’une révolution « .

IMGP0035 B

A son tour notre futur Président présenta ses projet.
Extraits de l’Intervention de Yannick Boyer :

IMGP0044 B

« – Appel à la candidature d’un président nommé par la présentation du principe mécanique de la roue/engrenage, symbole du Rotary, et de son entrainement par un axe et sa clavette (rôle spécifique du président).

– Prise de contact avec Paolo, l’étudiant philippin qui va nous rejoindre en août pour une année d’étude en France, il est passionné de golf et trouve un intérêt particulier à venir sur la Baule.

– La consultation des membres du club pour construire un programme équilibré va se poursuivre doucement tout l’été. Une assemblée des membres sera organisée  pour la restitution en septembre. D’une manière générale, il sera développé plus d’animation internes (conférences, visites, animation de soirée avec quelques surprises). Étant un club service nous développerons deux grandes activités : un loto et une nouvelle action susceptible de devenir notre action phare.

Nous regrettons de n’avoir pu mettre en place un agenda commun à tous les clubs de la presqu’île, aussi le programme de l’été sera simple et amical à notre siège ; il restera ouvert à tous.

Chaque président apporte son expérience, je serais heureux à mon tour de vous faire découvrir et partager les mondes qui m’intéressent. »

Cadeaux

Liège 19, 20 et 21 Mai, visite de notre Rotary Club ‘’ Liège Pont des Arches ‘’.

Liège 19, 20 et 21 Mai, visite de notre Rotary Club Contact
‘ Liège Pont des Arches ‘

La délégation de notre Club en compagnie de nos amis liégeois.Les Membres de notre Club en compagnie de nos amis Liègeois

Ludovic Antoine, Président du Rotary Club ‘’Liège Pont des Arches’’ et Michel Renaudineau, Président du Rotary Club ‘’ La Baule Atlantique ‘’ officialisant le jumelage entre leurs Clubs.
Ludovic Antoine, Président du Rotary Club ‘’Liège Pont des Arches’’ et Michel Renaudineau, Président du Rotary Club ‘’ La Baule Atlantique ‘’ officialisant le jumelage entre leurs Clubs.

IMG_3500 (2)Visite du Château Modave

Les Tchantches, marionnettes emblématiques de la ville de Liège.

Les Tchantchès, marionnettes emblématiques de la ville de Liège.

De gauche à droite José Vankeerberghen, Gouverneur du District 1630 (Belgique - Luxembourg), Ludovic Antoine, Président du Rotary Club ‘’Liège Pont des Arches’’, Marcel Tilkin, Coordinateur National des Comités Inter Pays du Rotary International pour la Belgique et le Luxembourg et Michel Renaudineau, Président du Rotary Club ‘’La Baule Atlantique’’.
De gauche à droite José Vankeerberghen, Gouverneur du District 1630 (Belgique – Luxembourg), Ludovic Antoine, Président du Rotary Club ‘’Liège Pont des Arches’’, Marcel Tilkin, Coordinateur National des Comités Inter Pays du Rotary International pour la Belgique et le Luxembourg et Michel Renaudineau, Président du Rotary Club ‘’La Baule Atlantique’’.

Le Rotary Club La Baule Atlantique participe à la lutte contre la poliomyélite

Dans le cadre du programme  » PolioPlus  » le Rotary  Club La Baule Atlantique participe à la lutte contre la poliomyélite

Le programme PolioPlus a été lancé par le Rotary en 1985 avec pour objectif l’éradication de la poliomyélite par la voie de la vaccination des enfants,

Le Rotary est une communauté internationale de décideurs qui passent à l’action pour résoudre les problèmes les plus pressants dans le monde, au niveau local et international. L’éradication de la poliomyélite  est l’un de nos plus anciens et importants efforts. Avec nos partenaires, nous avons vacciné plus de 2,5 milliards d’enfants contre la polio dans 122 pays. Nous avons réduit le nombre de cas de polio de 99,9 % dans le monde et nous n’allons pas relâcher nos efforts tant que nous n’en aurons pas fini pour de bon avec la polio.

En 1988, l’Organisation mondiale de la santé prenait le relais en lançant The Global Polio Eradication Initiative (Initiative globale d’éradication de la polio – GPEI), en partenariat avec le Rotary, l’UNICEF (United Nations Children’s Fund – Fonds des Nations Unies pour l’enfance) et le CDC (US Centers for Disease Control and Prevention – Centres de contrôle et de prévention des maladies) d’Atlanta.

PolioPlus est ainsi la première et plus importante campagne de santé publique entreprise par une organisation non gouvernementale Grâce à son réseau international de bénévoles sur le terrain, le Rotary participe à la livraison des vaccins et aux actions de mobilisation sur le terrain, et règle les questions d’ordre logistique en coopération avec les ministères de la santé des pays concernés, l’OMS, l’UNICEF, et le CDC d’Atlanta, la Fondation Bill & Melinda Gates.

IMG_0717(Edited)           Le 16 Mai 2018, lors de la réunion statutaire du Rotary Club ‘‘ La Baule Atlantique ’’ le Président Michel Renaudineau a remis au Past Gouverneur Jean-Claude Tirimagni, responsable de la Fondation Rotary, un chèque de 1.000,00 €  en faveur du programme PolioPlus.

La polio affecte principalement les enfants de moins de 5 ans.

Il n’existe pas de remède, mais la polio peut être évitée grâce à un vaccin.

Nous avons réduit le nombre de cas de 99,9 % depuis 1988, La polio n’est plus endémique que dans deux pays l’Afghanistan et le Pakistan.

Tant que nous n’aurons pas éradiqué la polio, nous risquons de connaître 200 000 nouveaux cas par an d’ici une dizaine d’années. Il faudrait que tous les enfants soient  vaccinés, car aucun n’est en sécurité.

 

 

Une action de notre Rotary Club au profit d’enfants handicapés

Animé par Joël LAPLACETTE
Un après-midi convivial au profit d’enfants handicapés.

Le Rotary club La Baule Atlantique a organisé,  le samedi 14 avril, un après-midi festif au profit d’une action humanitaire internationale, réalisée en collaboration avec des Rotary clubs français, américains, belges et ukrainiens. Cette action est destinée à la fabrication de chaises roulantes pédiatriques pour enfants handicapés.

xx

JAZZIN’SAILLÉ : Association guérandaise d’une vingtaine de musiciens de bon niveau dont le Spartaco’s Jazz Quintet.

Cet après-midi, animée par le groupe JAZZIN’SAILLÉ, a été l’occasion pour les membres du Club d’être les mannequins d’un jour qui ont présenté les différents modèles des chapeaux SOWAY adultes et enfants, qui ont la particularité d’être anti UV, anti infrarouges, très légers et tout ce qu’il y a de plus modes, recommandés par le Congrès français de dermatologie, et qui ont été vendus le jour même au profit de l’action, cette animation a été assurée par  notre ami Joël LAPLACETTE, connu notamment pour organiser et commenter le Concours d’Elegance en Automobile de La Baule.

IMG_0572(Edited)Les Membres du Rotary Club La Baule Atlantique avec leurs petits enfants et nos jeunes amies du Rotaract Club Neptune Pornichet 

IMG_0555(Edited)Véronique en compagnie de Jean-Marie et d’Yves

IMG_0562(Edited)Georges prêt pour le départ du Tour de France 

LE ROTARY ET L’UNESCO

Unesco« Les guerres prennent naissance dans l’esprit des hommes,
c’est dans l’esprit des hommes qu’il faut élever les défenses de la paix »

En 1942, des Rotary clubs de 21 pays ont organisé une conférence à Londres à laquelle assistaient plusieurs ministres de l’éducation pour parler du développement de l’éducation, des sciences et de la culture au niveau international. Ce fut l’impulsion qui permettra de créer en 1945 ce qui est aujourd’hui l’UNESCO – l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture.

Depuis le Rotary entretient une relation de proximité avec l’UNESCO.

Car de fait, nous poursuivons l’un et l’autre le même objectif. L’UNESCO comme institution intergouvernementale et le Rotary International comme organisation de service privée. L’un et l’autre, nous concentrons nos efforts sur la paix, l’éducation, l’eau, la lutte contre la pauvreté et l’éthique.

Mais l’un et l’autre, nous restons indépendants de toute action politique et avons une approche adaptée pour chaque région en créant des modèles qui reflètent la diversité de nos organisations.

Depuis la création de l’UNESCO, le Rotary International a entretenu des relations régulières avec l’UNESCO et a été admis, en 1996, au statut d’ONG « en relations opérationnelles » avec cette agence des Nations Unies.

L’UNESCO a décidé en mars 2012, d’élever le statut de partenariat qu’elle avait avec le Rotary International à celui de ’’Statut d’Association’’. Parmi les quelques 400 Organisations non gouvernementales (ONG) ayant des relations officielles avec l’UNESCO, une soixantaine d’ONG ont obtenu le Statut d’Association..

Notre collaboration est très ancienne puisque elle a commencé avec le programme de reconstruction de la fin de la guerre 39-45 par des bourses octroyées par le Rotary et gérées par l’UNESCO.

Une convention a été signée par le Président du Rotary Luis Vicente Giay et le Directeur Général de l’UNESCO Frederico Major en 1996 visant à renforcer le partenariat entre les 2 organisations sur les priorités communes.

Une autre convention sera signée quelques années plus tard en 2003 sous la présidence de Jonathan Majiyagbe visant à mettre en place un partenariat des districts et des clubs avec les commissions nationales de l’Unesco sur l’éducation, l’eau et la lutte contre la pauvreté. Il y a 123 commissions nationales, le premier relai de l’action sur le terrain de l’UNESCO.

L’UNESCO d’abord puis la commission nationale apportent leur patronage au concours national d’éthique professionnelle organisé par les districts français et la conférence des grandes écoles depuis 2005.

Depuis 2012, la Fondation Rotary finance des étudiants de l’Institut de l’eau de l’UNESCO à Delf pour former des spécialistes en hydrologie dans les pays en voie de développement 16 bourses annuelles les premières années.

unesco-ihe

Remise des diplômes à la première promotion des boursiers du Rotary à l’UNESCO-IHE

Le Rotary a été représenté dans le bureau du comité de liaison ONG/UNESCO (comme trésorier) au cours des 2 derniers mandats 2012/2016. Le comité de liaison organise les relations de l’Unesco avec les ONG accréditées (forums internationaux, forums des ONG, conférence générale).

cnoirtin-conf-gene

Intervention de Cyril NOIRTIN lors de la séance plénière de la Conférence Générale de l’UNESCO de 2017

Ces dernières années, ont été organisées par le Rotary avec la participation de dirigeants de l’Unesco plusieurs conférences internationales :

En 2006 à l’UNESCO avec le Président Carl Wilhelm Stenhammar « agir pour l’eau »
En 2008 à Cannes avec le président Wilkinson et les past présidents Stenhammar et Ravizza « la paix est possible »
En 2011 à l’UNESCO avec le Président Kalyan Banerjee « la culture de la paix : une vision partagée Rotary Unesco »
En 2015 à l’UNESCO avec le Président Gary Huang « construire la paix avec le rotary et l’Unesco, les initiatives de paix des comités interpays »
Et le Rotary Day qui va nous rassembler le 24 mars 2018 « le développement durable : l’impact du Rotary et de l’Unesco – s’investir dans le monde que nous voulons » avec le Président Ian Riseley.
Car atteindre les objectifs des Nations Unies pour le développement durable est sans nul doute un défi essentiel pour l’humanité et une formidable opportunité pour le Rotary de valoriser son identité et son image.

L’impact des représentants du Rotary auprès d’organisations internationales

Aux Nations unies, tout le monde sait que le Rotary, l’un des fers de lance de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la polio, a contribué à la réduction de 99 % du nombre de cas de polio dans le monde. Et ce n’est dû au hasard.

Depuis trois décennies, un réseau de représentants du Rotary renforce les liens de l’organisation avec les Nations unies, ses agences et de nombreuses organisations internationales comme la Ligue arabe ou l’Union européenne. Ils font un travail de surveillance et de plaidoyer auprès des plus importantes organisations internationales. Ils participent régulièrement à des manifestations à la Maison Blanche, aux sièges des Nations unies, de l’UNESCO, du Commonwealth et de l’Union européenne où ils organisent des réunions privées et des manifestations spéciales. Ces contacts ont permis d’améliorer la visibilité et les réseaux du Rotary sur la scène mondiale.

Au fil des années, l’influence des organisations non gouvernementales grandit aux Nations unies, notamment dans les domaines de l’environnement, de la santé, de l’éducation et des droits de l’homme. C’est aussi le cas de celle du Rotary. Ses efforts dans les domaines de la santé de la mère et de l’enfant, de l’eau et de l’assainissement, et de l’éducation ont bénéficié de ces relations et ils recoupent plusieurs des Objectifs du millénaire pour le Développement des Nations unies.

Les administrateurs du Rotary International ont progressivement étendu le réseau des représentants pour inclure les agences des Nations unies à Genève, Vienne et Paris, ainsi que dans d’autres groupes internationaux comme le Programme Alimentaire Mondial, l’Union africaine, l’OCDE et du Commonwealth. Il compte aujourd’hui 30 membres du Rotary nommés par le président international qui communiquent régulièrement les priorités de l’organisation à ces différentes entités.

L’ancien secrétaire général du Rotary, Ed Futa, occupe le poste de doyen des représentants. Il est en charge de fixer la direction et la stratégie des activités de sensibilisation du Rotary à l’égard de la communauté internationale.

cyrilsergeed

Le doyen des représentants Ed Futa entouré des représentants du Rotary auprès de l’UNESCO, Serge Gouteyron et Cyril Noirtin

La mission des représentants du Rotary auprès de l’UNESCO est de faire connaître les programmes, lignes de conduite et activités du Rotary International au sein des différents secteurs et départements qui composent cette agence.

Ils rencontrent ses dirigeants et son personnel dans le but de discuter de projets communs et des domaines potentiels de collaboration.

Ils les informent des activités du Rotary. Ils rassemblent des informations sur le développement de ces organes et sur les opportunités de collaboration locale.

De plus, ils participent aux manifestations du comité de liaison des ONG et à ses différents groupes de travail.

Enfin, ils assistent également aux différentes conférences de l’UNESCO pour promouvoir l’action et l’image Rotary et discuter des domaines potentiels de collaboration.

Si le Rotary peut apporter le soutien de son réseau mondial à l’UNESCO, celui-ci peut offrir à tous les Rotary clubs des opportunités nouvelles de service et l’appui de ses départements spécialisé.

En travaillant avec l’UNESCO, les clubs et district Rotary peuvent étendre leur impact et projeter de nouvelles actions notamment dans les domaines de l’éducation, du développement durable et de la promotion de l’éthique.

Le thème présidentiel de Barry Rassin

Le Président 2018/2019 du Rotary Barry Rassin souhaite que les membres du Rotary

« soient l’inspiration »

Par Hank Sartin Photos : Monika Lozinska

Le président élu du Rotary Barry Rassin a présenté sa vision pour l’avenir de l’organisation, appelant ses dirigeants à travailler pour un avenir durable et à inspirer les Rotariens et la collectivité.

logo soyons l'inspiration

quelque chose qui nous survivra tous. »M. Rassin, membre du Rotary club d’East Nassau aux Bahamas, a dévoilé le thème présidentiel 2018/2019, Soyons l’inspiration, aux gouverneurs de district entrants rassemblés à San Diego en Californie dans le cadre de l’Assemblée internationale.     « Je désire que vous inspiriez vos clubs et vos Rotariens à voir plus grand. La volonté d’en faire davantage et de se dépasser pour créer quelque chose qui nous survivra tous. »

webgallery04

Le président 2018/2019 du Rotary, Barry Rassin, annonce son thème présidentiel, Soyons l’inspiration, à l’Assemblée internationale du Rotary.

Barry Rassin a souligné l’importance de la nouvelle vision du Rotary, « Ensemble, nous voyons un monde où les gens se rassemblent et passent à l’action pour apporter un changement durable – dans le monde, dans leur communauté et en eux-mêmes ». Selon lui, elle décrit le Rotary que ses dirigeants doivent construire.

Afin de concrétiser cette vision, le président élu a déclaré que les Rotariens doivent prendre soin de l’organisation : « Nous sommes tout d’abord une organisation composée de membres. Et si nous voulons continuer de venir en aide à la collectivité, si nous voulons atteindre nos objectifs — nous devons commencer par prendre soin de nos membres. »

M. Rassin a demandé aux gouverneurs entrants « d’inspirer les présidents de club et les Rotariens de vos districts à vouloir changer et en faire plus, à vouloir exploiter leur plein potentiel. Il nous revient de les motiver et de les aider à trouver la voie du progrès. »

Progrès dans la lutte contre la polio

Barry Rassin a indiqué que le travail du Rotary pour éradiquer la polio est une source d’inspiration. Il a rappelé à son auditoire les progrès extraordinaires accomplis ces trois dernières décennies. En 1988, le poliovirus sauvage paralysait environ 350 000 personnes par an alors qu’en 2017 seuls 21 cas ont été signalés selon les informations dont nous disposions au 10 janvier. « Nous sommes à un tournant de l’éradication de la polio, a-t-il déclaré. Chaque nouveau cas signalé peut très bien être le dernier. »

Il a souligné que le travail ne sera pas pour autant achevé lorsque le dernier cas aura été identifié. « Notre effort ne sera pas terminé tant que les autorités compétentes n’auront pas déclaré officiellement qu’il l’est—c’est-à-dire après que le poliovirus n’ait plus été détecté dans une rivière, dans des égouts ou chez un enfant pendant au moins trois ans, a-t-il dit. En attendant, nous devons continuer à faire ce que nous faisons déjà. » Il a vivement encouragé un engagement constant envers les programmes de vaccination et de surveillance.

Soutenir l’environnement

Ces dernières années, le Rotary a mis l’accent sur la pérennité de son action humanitaire. Selon Barry Rassin, les Rotariens doivent aujourd’hui reconnaître la réalité : la pollution, la dégradation de l’environnement et le changement climatique. Il a précisé que 80 pour cent de son pays se situent à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer. Si les projections d’une augmentation de deux mètres du niveau de la mer se réalisent d’ici 2100, il a affirmé que « mon pays aura disparu dans cinquante ans, ainsi que la plupart des îles des Caraïbes et des villes côtières du monde entier ».

M. Rassin a encouragé les dirigeants à considérer l’action du Rotary comme faisant partie d’un grand ensemble à l’échelle mondiale. Selon lui, cela signifie que les gouverneurs de district entrants doivent être une inspiration non seulement pour les clubs, mais la collectivité tout entière. « Nous voulons que le bien que nous faisons dure. Nous voulons faire du monde un endroit où il fait meilleur vivre. Pas simplement ici, pas simplement pour nous, mais partout, pour tout le monde, pour les générations à venir. »logo soyons l'inspiration

L’usage des téléphones mobiles pour lutter contre les maladies

Le Pakistan et le Nigéria remplacent les rapports papier par un système de messagerie téléphonique, précis et instantané.
Par Ryan Hyland, Photos de Khaula Jamil

La communication par sms peut faire partie des moyens clés pour gagner la lutte contre la poliomyélite, une des plus importantes missions de santé publique internationale.

La maladie a reculé à l’échelle mondiale, mais elle persiste dans quelques régions isolées dans trois pays. Vacciner et communiquer les informations nécessaires de manière rapide et précise sont l’enjeu des professionnels de santé.

cell3

Les professionnels de santé au Pakistan reçoivent des téléphones portables et une formation en ligne

au Centre de ressources du Rotary à Nowshera, Khyber Pakhtunkhwa.

Le Rotary et ses partenaires de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la polio renforcent leur système de communication en distribuant des téléphones portables aux travailleurs de santé au Pakistan et au Nigéria, où un simple sms peut sauver une vie.

Au Pakistan, le Rotary s’évertue à remplacer les rapports papier sur la santé des enfants, notamment les données de vaccination contre la polio, par la communication électronique. 

Les professionnels de santé ont reçu plus de 800 téléphones mobiles grâce à un partenariat entre le Rotary, le gouvernement du Pakistan, Telenor (le deuxième plus important opérateur en télécommunications du pays) et un spécialiste de la gestion et de l’évaluation de données, Eycon. Ces partenaires prévoient de distribuer un total de 5 000 téléphones mobiles d’ici fin 2018.

Grâce à l’utilisation de ces téléphones, les agents de santé peuvent envoyer des sms à un serveur central. S’ils constatent un cas potentiel de poliomyélite, ils peuvent immédiatement en alerter le Centre national d’opérations d’urgence du Pakistan. Ils peuvent aussi signaler les enfants qui n’ont pas été vaccinés ainsi que les refus des parents – et enregistrer les vaccinations réussies. Au Pakistan, l’effort d’éradication de la polio vise à vacciner les 35 millions d’enfants de moins de cinq ans.

Les responsables peuvent avoir accès aux informations et facilement les gérer en temps réel, explique Michel Thieren, directeur régional des urgences à l’Organisation mondiale de la Santé.

cell5

Les travailleurs de santé au Pakistan remplacent les rapports papier par un système de messagerie téléphonique précis et instantané.

« Les téléphones mobiles sont une technologie qui permet d’incroyables avancées dans l’éradication de la polio », rapporte Michel Thieren, qui a dirigé des initiatives contre la polio pour l’Organisation mondiale de la Santé au Pakistan. « L’information que nous recueillons doit être plus détaillée. Et avec des informations en temps réel pouvant être sauvegardée et retranscrites de manière instantanée, il est possible d’accroître la précision et la validité.

Cela donne aux gouvernements et aux acteurs de la lutte contre la polio, un avantage dans les décisions stratégiques à prendre pour éliminer la polio », explique-t-il.

Au-delà de la polio

Les travailleurs de santé utilisent également ces téléphones pour gérer une multitude de facteurs liés à la santé de la mère et de l’enfant.

Selon l’UNICEF, le taux de mortalité infantile au Pakistan se classe parmi les plus élevés du monde avec 81 décès d’enfants de moins de 5 ans par 1000 enfants nés vivants.

Mais la technologie peut réduire ce phénomène, affirme Asher Ali, responsable Action à la commission PolioPlus du Pakistan.

« Nos agents de santé, y compris les sages-femmes, effectuent un suivi auprès des femmes enceintes. Lorsqu’un enfant né, son état de santé est surveillé afin de pouvoir agir en cas de problème, non seulement dans le cadre de la lutte contre la polio mais aussi dans celui des soins de santé de base, des besoins hygiéniques et de l’administration d’autres vaccins ».

Ils peuvent aussi gérer les données relatives aux autres maladies infectieuses, comme le paludisme, la tuberculose, les maladies grippales, la malnutrition infantile et toutes complications liées à la maternité.

« S’il y a un problème avec le bébé ou la mère, nous pouvons immédiatement le signaler aux départements gouvernementaux de santé, afin qu’ils puissent réagir rapidement et adapter leurs stratégies », explique Ali.

Les téléphones portables facilitent aussi le suivi des visites des familles car les travailleurs de santé peuvent envoyer les rappels des rendez-vous par sms.

Augmentation de l’utilisation des téléphones portables

Ces téléphones ont récemment connu un pic d’utilisation, enregistrant près de 7 milliards d’utilisateurs dans le monde, dont 89 pourcent d’entre eux habitent dans des pays en voie de développement, déclare l’OMS. Même les populations dont les revenus sont en-dessous de 1 $ par jour ont souvent la possibilité d’avoir un téléphone portable avec la fonctionnalité sms. Ces téléphones sont l’outil technologique le plus utilisé que dans le monde.

Le Rotary et d’autres organisations à but non lucratif optimisent leurs utilisations pour soutenir de nombreuse initiatives pour la santé.

La Fondation Grameen a mis en place un programme, « Sages-femmes assistance », qui envoie plusieurs sms par jour et des messages vocaux chaque semaine aux futures mères, proposant des conseils sur la grossesse et sur les deux premières années de maternité.

Les téléphones mobiles aident aussi à lutter contre le sida en Afrique. L’organisation britannique Absolute Return for Kids utilise les sms pour rappeler aux patients leurs rendez-vous médicaux et leurs traitement.

Le programme « mTrac » du ministère la santé ougandais, un réseau de collecte de données sms collaborant avec l’UNICEF et d’autres organisations, a décidé d’aller plus loin. Près de 30 000 travailleurs de santé de 3 700 centres soumettent chaque semaine leurs communications par téléphone et reçoivent des alertes, des questionnaires à remplir, des questions sur les matériels médicaux et sur la qualité des cliniques, etc.

Les membres du club Rotaract de The Caduceus (Inde) ont quant à eux travaillé avec le programme Jana Swasthya en 2015 pour réaliser des opérations de dépistage de problèmes de santé buccale, d’hypertensions et de diabète chez 8 000 personnes pendant le festival Kumbh Mela, un des plus importants festivals indous dans le monde. Ils ont lancé un système de surveillance en ligne des maladies pour étudier les tendances épidémiologiques, supprimant l’ancien procédé sur papier et permettant aux responsables d’accéder aux données en ligne en quelques clics.

En 2016, après que le Nigéria ait déclaré son premier cas de polio en deux ans, le Rotary et des responsables de l’OMS, ont lancé le même processus dans l’État de Borno où les cas avaient été identifiés. Cette initiative s’est ensuite étendue à plus de 11 États.

« Les rapports papier compliquaient notre programme. L’information que nous recevions n’était pas assez précise. Le nouveau système nous a montré que nous étions en train d’améliorer l’efficacité de notre mission », déclare Boniface Igomu, responsable programme à la commission PolioPlus du Nigéria. « Grâce aux téléphones, nous identifions rapidement des problèmes contre lesquels nous agissons de manière adaptée ».

Le pays n’a pas connu un seul cas de polio cette année.

Le Nigéria utilise aussi la cartographie cellulaire pour identifier des zones que les équipes de vaccination n’ont pas pu atteindre. Les travailleurs de santé procèdent à des tests d’échantillons de selles d’enfants habitant dans des territoires isolés et signalent les cas de paralysies flasques aigues. Cette initiative a démarré à Borno, mais s’est étendue dans trois États, explique Boniface Igomu.

Après plus de 1000 décès causés par la méningite, survenus plus tôt cette année au Nigeria, le pays a lui aussi décidé d’utiliser le même outil pour les campagnes de vaccination, ajoute-t-il.

« Les téléphones mobiles sont le type d’innovations qui peut nous aider à en finir avec la polio une bonne fois pour toutes ». Boniface conclu : « Leur utilisation n’a jamais été aussi importante qu’aujourd’hui.

LE PRÉSIDENT DU ROTARY INTERNATIONAL, IAN RISELEY, BIENTÔT EN FRANCE

Par Régis Allard, directeur de la publication de la revue  » Le Rotarien « 

En mars prochain, le président du Rotary International sera en France, à l’invitation des districts 1660 et 1770. Il présidera une rencontre à l’Unesco le 24 mars. Celle-ci sera consacrée aux impacts du Rotary et de l’Unesco en matière de développement durable. Il s’agira de valoriser les implications des deux institutions, dans de multiples références que l’organisation de la journée permettra de décliner.

Conférence unesco

Cette venue s’inscrit dans le thème de l’année cher au président Ian Riseley qui est résolument engagé à valoriser l’impact réel du Rotary. Il souhaite donner au thème du développement durable, toute l’importance qu’il revêt dans les enjeux auxquels l’humanité est confrontée.

Autant de défis à relever, au travers des problématiques que le Rotary souhaite partager, que ce soit dans le cadre de ses engagements, ou en développant des partenariats.

UNE INVITATION DE CHOIX

Le thème de la journée s’articule autour d’un titre évocateur : « Développement durable : l’impact du Rotary et de l’Unesco. S’investir dans le monde que nous voulons. ». Il s’agira de positionner une réflexion qui proposera à l’assemblée une double référence : celle d’une grande sensibilisation aux thématiques très variées du développement durable, comme celle de références apportées sur les domaines d’actions concernés. Trois axes prioritaires viendront décliner cette offre :

– Protéger notre planète : gestion des ressources, de l’environnement, et changements climatiques,

– Assurer une vie digne : enjeux de pauvreté, de santé, de développement économique et social,

– Construire des sociétés pacifiques : actions d’éducation, de dialogue interculturel, d’égalité des genres.

Un rapporteur général a été désigné par le Rotary International en la personne d’Ed Futa, ancien secrétaire général du RI, qui aura la lourde charge de procéder à une synthèse de la journée et de contribuer, avec d’autres, à la déclaration solennelle qui viendra clore la manifestation.

Cyril à l'UNESCO

Intervention de Cyril Noirtin lors de la Conférence Générale de L’UNESCO
Pour visionner la vidéo, cliquez sur la photo. 

UNE OPPORTUNITÉ UNIQUE

La venue d’un président du RI n’est jamais banale, elle témoigne de l’intérêt porté tant au pays visité qu’aux sujets qui seront traités. La forte implication de Ian Riseley dans cette thématique du développement durable sera de nature à favoriser une implication personnelle marquée. Couplant cette présence avec la visite des deux districts de la région parisienne, il aura à cœur de témoigner de la mobilisation du RI. Il lui importe de venir à la rencontre des Rotariens afin d’être sensibilisé et renforcé dans sa connaissance des actions de terrain.

Connu pour ses engagements en faveur du développement durable, Ian Riseley est également porteur du message du Rotary, dont les implications ne peuvent taire les sources d’inégalité, comme leurs origines, nées des réalités en matière environnementale. Les implications du Rotary, dont la noble ambition est celle de l’entente entre les peuples, aura demain, plus encore qu’hier, à prendre en compte les enjeux du développement durable. Ce sont, parmi d’autres, les conditions d’un legs responsable aux générations futures, comme elles représentent également un agent de réel épanouissement des générations actuelles et futures.

De plus amples informations seront délivrées sur cette exceptionnelle journée à laquelle tous les Rotariens français, comme de l’étranger sont conviés et dont la participation rehaussera les conditions de partage ainsi permis. Il convient, d’ores et déjà, de réserver cette date du 24 mars 2018. ◆ R.A.